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Le malgache appartient au groupe des langues austronésiennes.
Il a emprunté des mots et des concepts bantous (tels les noms d'animaux domestiques) et arabes (astrologie, noms des jours et des mois, quelques concepts religieux), qu'il a reçus du swahili.
Toutefois, sa structure et sa syntaxe restent austronésiennes.
Les divers dialectes appartenant à la langue malgache sont intercompréhensibles.
Les dialectes les plus conservateurs sont ceux des provinces occidentales.
Le principal problème aujourd'hui est dû à la prédominance du français: alors que la classe dirigeante s'exprime en français ou en un sabir franco-malgache, la grande majorité du peuple malgache utilise un dialecte.
Madagascar possède, depuis des temps immémoriaux, une riche littérature orale.
Elle fournit des modèles de comportements et d'enracinement dans les valeurs austronésiennes.
Tel mythe malgache peut correspondre au récit de la création du monde à Bornéo, tel conte à une variante d'un mythe polynésien, tel hain-teny à un genre très proche des pantoums malais ou, s'agissant des isa, ou chansons de geste betsiléos, à un écho profane des «opéras» que chantent les bardes chamans de Palawan. Dès 1850, des missionnaires rassemblèrent les ohabolana (exemples et proverbes) et les hainteny (poèmes à base de jeux de mots aux origines traditionnelles et sacrées) qui constituent la poésie orale de Madagascar.
Charles Renel, instituteur, publia en français des Contes de Madagascar (2 vol., 1910 et, posth., 1930).
Le poète bilingue Jean-Joseph Rabearivelo (1901-1937) fit paraître en 1924 le premier recueil en français, la Coupe de cendres, suivi de Sylves (1927), Presque-Songes (1934), etc.
Avec Jacques Rabemananjara (Antsa, 1956; Antidote, 1961) et Flavien Ranaivo (l'Ombre et le Vent, 1947), il forme cette «trilogie malgache» dont les oeuvres, puisant aux racines de la pensée malgache se dressèrent avec humanisme contre la colonisation.
Le premier roman malgache paraît en 1965: les Voleurs de boeufs, de Rabearison.
La génération nouvelle de poètes compte notamment Esther Nirina (Simple Voyelle, 1980), à l'écriture pure.
Les romancières Charlotte-Arrisoa Rafenomanjato, dans le Pétale écarlate (1985), et Michèle Rakotoson, dans le Bain des reliques (1988), décrivent le conflit social entre tradition et modernité.
Jean-Luc Raharimanana (Lépreux, nouvelle, 1992) vient confirmer l'originalité et la maturité de la littérature malgache.
Date de création : 08/06/2004 @ 12:34
Dernière modification : 08/06/2004 @ 12:34
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