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Traditionnellement Madagascar est un pays d'agriculture et d'élevage.
Ces secteurs, qui occupent l'essentiel de la population active (78 %) et interviennent pour 42 % dans la formation du PIB, ont été ces dernières années durement touchés par la sécheresse, les dévastations causées par les invasions de criquets, les cyclones (cyclone Geralda, en 1994; cyclone Gretelle en 1997) et la mauvaise gestion du régime Ratsiraka.
La principale production vivrière est le riz (37 % des terres cultivées) devant le manioc, mais les activités s'adaptent aux possibilités des régions: par l'abondance de ses pluies, le versant au vent permet l'agriculture (riz, taro, canne à sucre, igname), tandis que le versant sous le vent et la région méridionale, semi-aride, sont davantage propices à l'élevage: zébu (boeuf à bosse, ou Bos indicus), mouton, chèvre de Nubie. Quant aux Hautes Terres, réputées pour leur riziculture irriguée, dont les étagements de terrasses peuvent évoquer ceux des Philippines.
Elles ont autrefois constitué le domaine de prédilection de l'élevage bovin.
Partout, les Malgaches élèvent des volailles (poulets, canards, oies) et cultivent le pois de terre, le sésame, des variétés de lentilles et de petits haricots, le bananier, l'oranger et le citronnier.
Le cocotier est implanté dans les régions littorales.
L'époque moderne a vu l'introduction de plantes américaines (maïs, manioc, arachide).
Le développement des cultures commerciales (canne à sucre, coton, sisal, ilang-ilang, cacao, palmier à huile) s'est effectué au sein de grandes exploitations ou dans les terroirs paysans (café, tabac, vanille, girofle, poivre, pois du Cap).
La socialisation partielle des circuits de commercialisation n'a pas stimulé la production, le riz étant même devenu insuffisant.
Herbe aquatique, le riz asiatique fut d'abord mis en culture en marais, avant que ne soient aménagées des terres permettant la pratique de la culture sèche.
Si le paysan malgache conserve la riziculture en marais (hôraka) – que les boeufs piétinent avant les semailles –, des formes plus évoluées ont été élaborées, comme sur les rizières en terrasses et en plaine (tanimbary).
Cette dernière nécessite labour, repiquage et maîtrise de l'eau.
Toutes asiatiques, les variétés de riz utilisées sur la Grande Île sont nombreuses, tant indica que japonica (ou javanica).
Mais, comme le montre la génétique, il existe aussi des variétés atypiques résultant de l'adaptation à la culture d'altitude.
Une souche malgache de riz long est devenue célèbre: c'est celle qui, importée aux États-Unis au XIXe siècle, a donné le riz caroline.
Date de création : 08/06/2004 @ 12:38
Dernière modification : 08/06/2004 @ 12:38
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